George J. Lacy
Ancien directeur des laboratoires du F.B.I.
Expert en documents contestés
Houston (Texas), U.S.A.

RAPPORT ET OPINION
Re: Objet : Négatif contesté, 29 janvier 1950

Le 28 janvier 1950, à la demande du pasteur Gordon Lindsay, agissant pour le compte du pasteur William Branham de Jeffersonville (Indiana), j’ai reçu des studios Douglas, situés ici à Houston, au 1610, avenue Rusk, une pellicule photographique de 4 x 5 pouces, exposée et développée. On m’indiqua qu’il s’agissait d’une vue que les studios Douglas avaient prise du pasteur William Branham au Sam Houston Coliseum, dans cette ville, au cours du séjour que le pasteur y a effectué fin janvier 1950.

DEMANDE


Le pasteur Lindsay m’a demandé de procéder à un examen scientifique du négatif sus-mentionné. Il m’a demandé d’établir, dans la mesure du possible, si à mon avis le négatif avait ou non été retouché ou " trafiqué " d’une quelconque façon, après le développement de la pellicule, de manière à faire apparaître un rai de lumière en forme de halo au-dessus de la tête du pasteur Branham.

EXAMEN


Il a été procédé à l’examen macroscopique et microscopique de la totalité des deux faces de la pellicule, de marque Eastman Kodak Safety Film. Les deux faces de la pellicule ont été examinées aux rayons ultraviolets filtrés, et la pellicule a été photographiée aux infrarouges.

L’examen microscopique n’a révélé aucune retouche apportée à la pellicule en quelque endroit que ce soit par aucun des procédés de retouche utilisés dans le commerce. L’examen microscopique, à son tour, n’a révélé aucun trouble de l’émulsion à l’intérieur ou autour du rai de lumière en question.

L’examen aux ultraviolets n’a révélé aucune matière étrangère, ni aucun résultat de réaction chimique, sur aucune des faces du négatif, ayant pu faire apparaître le rai de lumière après développement du négatif.

La photographie aux infrarouges n’a pas non plus révélé quoi que ce soit qui laisse à penser que la pellicule aurait été retouchée.

L’examen n’a pas non plus apporté aucun indice de ce que le négatif en question serait un négatif composé ou ayant subi une double exposition.

Il n’a rien été trouvé qui indique que le rai de lumière en question ait été fait au cours du développement. Il n’a pas non plus été trouvé quoi que ce soit qui indique que la pellicule n’aurait pas été développée selon un procédé habituel et reconnu. La densité comparée des zones lumineuses ne comporte aucune dysharmonie.

OPINION


Me fondant sur l’examen et l’étude relatés ci-dessus, je suis d’avis catégorique que le négatif qui m’a été soumis pour examen n’a pas été retouché, que ce n’est pas un négatif composé ni doublement exposé.

De plus, je suis d’avis catégorique que le rai de lumière qui apparaît au-dessus de la tête en forme de halo a été causé par l’impact de la lumière sur le négatif.

Respectueusement,

George J. Lacy.



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